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:: One shot : La légende de la princesse en prison ::

 
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Hyion
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MessagePosté le: Mar 21 Jan - 14:58 (2014)    Sujet du message: One shot : La légende de la princesse en prison Répondre en citant

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Alors voici une fiction que j'ai imaginé il n'y a pas tellement longtemps (ce matin, en fait) ne comportant qu'un seul chapitre pour le bien de tous.


Tout commença une nuit, sur une planète dont le nom réel échappait bien souvent à leurs habitants ; Quelque chose avec des chiffres et des lettres qui lui donnait le sobriquet d'Engagement Contre Gré 3. Cette planète civilisée était peuplée essentiellement par des Wev'Aillans, des humanoïdes aux traits de tortue, possédant une carapace dans laquelle ils ne pouvaient que légèrement rentrer et une petite queue tout à fait inutile à l'équilibre de l'individu.

Sur cette planète avaient été érigés diverses villes aux architectures rappelant les formations rocheuses qu'on pouvait trouver parfois en profondeur. Peut-être est-ce que cette période leur manquait encore, allez savoir. Au sein même d'une capitale d'un des fiefs du Grand Territoire, il y avait un palais de kioler, proche du jade. Sous ce palais, une grande prison pas du tout entretenue, construite à la va-vite par des gens qui n'y connaissaient rien. Cependant, elle remplissait son rôle, même si les conditions de séjour étaient atroces ; aucun rapport avec les prisons des gens de la haute société.

Dans cette prison, se trouvait une Wev'Aillan d'âge mûr, enchaînée au mur les bras écartés, les pieds dans la boue et la carapace en très mauvais état. Elle avait la mine de quelqu'un qui séjournait dans une telle prison depuis plusieurs jours sans qu'on lui apporte trop à manger ; juste le strict minimum, en fait. Elle se mit à parler d'une voix faible, presque éteinte :

- Jour de prison numéro cinq. Je vais bien, tout va... kof ! Kof ! Kof ! Bien.

Elle regardait la première étoile se lever par la toute petite lucarne, c'était un de ses seuls plaisirs qu'elle avait dans cette cellule... pour ne pas dire le seul. Elle poursuivit :

- Comme les gens doivent être réveillés, je vais pouvoir raconter une histoire à qui peut bien l'entendre. Il était une fois, un...

- Haye ma grande ! La coupa une voix.

La Wev'Aillan chercha dans toute sa cellule, ainsi que dans tous les endroits qu'elle pouvait voir d'où elle était ; accompagnée du cliquetis de ses chaînes. Ne trouvant rien, elle se dit que ça y était, elle était devenue folle dans ce trou au point que des êtres invisibles ou des amis imaginaires viennent lui parler.

- Si je m'attendais à voir quelqu'un de vivant à cet endroit ! Poursuivit la voix qui raisonnait dans tous les lieux, ton modérément grave, mais très haut.

Un peu contrariée, la Wev'Aillan se contenta de jeter un autre regard en face d'elle, en remuant un peu les chaînes pour montrer qu'elle entendait.

- Plus bas, ma grande ! Plus bas, plus bas, plus. Plus bas. Plus bas... C'est bien ! Haye !

Cette voix appartenait à un tout petit être étrange et très différent d'elle. Il avait bien une tête et des bras, mais c'était la seule ressemblance qu'il avait avec un membre de son espèce à elle. Le corps rosé, le cou très épais, quelques cheveux sur le haut du crâne, quatre bras, pas de jambes et un corps encore en partie fichée dans le sol de la prison. Il était nu comme un ver, si vous permettez l'expression qui collait si bien à cette minuscule créature. En effet, homme-lombric ou Mazten, voici ce qui venait de faire son apparition entre les jambes de la prisonnière. Un léger sourire se dessina sur la bouche à peine visible de l'intrus avant qu'il ne poursuive :

- Comment va ?

La vieille demoiselle n'en revenait pas, un Mazten était en train de lui parler. Un Mazten, cette créature primitive, ce rebut de l'évolution, cette nourriture ambulante, était entrain de s'adressait à elle. Imaginez un peu le choc que cela devait faire : Un déchet qui maîtrisait la parole. Après avoir secoué la tête pour chasser cette vision et s'être rendu compte qu'elle n'hallucinait pas le moins du monde et qu'elle se trouvait bien en face d'un morceau de nourriture qui communiquait avec elle. Après ce choc passé, elle bredouilla :

- Je... Je vais bien, tout va... kof ! Kof ! Kof ! Bien.

- Y a l'air, ouais. Lâcha l'homme-lombric posément, croisant les quatre bras.

Celui-ci se tortilla pour s'extraire du sol, avant de monter sur le pied gauche nu de sa compagne de cellule. Celle-ci pencha la tête en arrière avec un air dégoûté sur le visage : La sensation d'un ver humide sur sa peau n'était jamais très agréable. Le Mazten gratta une plaie infectée sur le pied sur lequel on pouvait dire qu'il était assis et mit à sa bouche ce qu'il avait récolté. Il émit un bruit de réflexion et faisait comme s'il dégustait ce tas de bactéries, puis finit par dire :

- ça fait à peut près 5 jours que t'es là. Ça te fait pas trop mal ?

- Une proie... qui s'inquiète pour son prédateur ? Demanda la femme-tortue, toujours avec cet air dégoûté sur le visage.

Le ver lui sourit chaleureusement, fermant les yeux, et lui répondit :

- Pas tellement. En fait, c'est plutôt moi, le prédateur qui s'inquiète pour sa proie. Enfin, je n'aime pas vraiment parler de proie étant donné que nous mangeons ce qui est organique et mort. Les cadavres des gens sont un peu une sorte de « met supérieur top qualité », surtout dans une mort prématurée, mais on se contente d'autre choses... comme des excréments ou, comme là, des chairs mortes sur une personne vivante.

- J'ai envie de vomir... Laissa passer la Wev'Aillan. Enfin, si je pouvais, évidemment.

- Haha. Dommage, ça aurait pu être marrant. Avoua l'homme-ver.

Encore tout sourire, il se replia sur le pied de sa compagne d'infortune, lui occasionnant des petites convulsions provoquée par les chatouilles et les picotements que les plaies procuraient.

Soudainement, le ventre rachitique de la vieille demoiselle se mit à crier sa colère. La première avoua à son interlocuteur, en essayant de l'attraper avec ses pieds légèrement griffus :

- Je ne sais même pas ce qui me retient de te manger, j'ai tellement faim.

- Tes chaînes, peut-être ? Piqua le Mazten avec un air narquois en se tortillant pour ne pas se laisser saisir par les orteils de la prisonnière.

- Sans doute, confirma-t-elle.

Alors que l'homme-ver mangeait un autre morceau de chair gangrenée, on entendit des bruits de pas descendre les marches qui menaient à sa cellule. Rapidement, le ver repartit par son trou encore plus rapidement qu'il était venu et laissa la tortue seule face à ses deux congénères qui la toisaient depuis l'autre côté de la grille de la cellule. Ils déposèrent très, très loin d'elle une assiette avec des morceaux non-identifiés de nourriture dedans. Ils se mirent à rire et l'un des deux tauliers déclara :

- Bon, j'espère que cette fois, elle ne fera pas la fine bouche et mangera son repas, hahaha !

En réalité, ce n'était pas qu'elle ne voulait pas, mais plutôt qu'elle ne pouvait pas. Le deuxième Wev'Aillan enchaîna :

- On l'entend parler toute seule depuis tout à l'heure, elle doit être complètement cinglée ! Hahaha !

Puis, ils repartirent dans la même direction qu'ils étaient venus. C'est alors que le ver en profita pour sortir juste à côté du plat et de faire mine de réfléchir. La vieille demoiselle lâcha alors :

- Si tu veux, tu peux manger... C'est pas comme si je pouvais manger le plat, de toute façon.

- Nah ! Ce n'est pas mon genre ! Il y a un truc chez vous à qui il fait défaut en général, c'est l’altruisme. Je peux t'aider à manger ça.

- Ne me dis pas... que tu comptes me donner la becquée ? Se renfrogna-t-elle.

- Non, rassures-toi, j'ai quatre bras, je peux porter ça.

Et le ver joignit le verbe à l'action. Il arracha un morceau de cette mixture presque solide et se déplaça lentement vers sa compagne de cellule. Il lui grimpa sur le corps et, comme il était assez visqueux, il parvenait à monter vers la bouche de la Wev'Aillan, qui s'était penchée lègèrement en arrière non seulement sous l'effet de la sensation repoussante, mais aussi pour faciliter la grimpette du Mazten. Une fois arrivé sur son cou, la prisonnière frissonna car c'était vraiment désagréable. L'homme-ver réussit à déposer le morceau de ce que les gens osaient appeler de la nourriture dans la bouche de la vieille demoiselle qui se mit à mâcher, non sans cacher un certain plaisir, aussi mauvaise était la mixture fondante mais sèche à la fois.

Le manège se répéta jusqu'à ce que l'infâme chose consistante soit totalement ingérée. Non sans cacher sa joie, la petite créature se laissa même lécher les mains pour ne vraiment gâcher aucune nourriture ; il avait confiance. Et cette confiance était réciproque. La proie avait nourrit son prédateur et les deux étaient encore vivants. Une amitié s'était créée dès cet instant. La tortue avoua :

- Moi qui pensais que tous les Mazten voudraient se venger dès qu'ils en auraient l'occasion sur leur prédateurs... Je me suis agréablement fourvoyée.

- Nous aussi, on vous mange, alors c'est de bonne guerre, je pense. Et pis, nous sommes réfléchis. Si un terrain d'entente est possible, nous ferons en sorte de s'y glisser pour des jours meilleurs.

- Mais c'est dommage, se plaignit la captive, personne ne pourra savoir que nous nous sommes liés d'amitié...

- Ne t'en fais pas, les miens le savent et c'est ce qui est important. La rassura l'homme-ver.

Peu après ces mots, le minuscule être vivant grimpa sur un bras de la femme-tortue et crocheta la serrure avec l'épée qu'il portait à l'une de ses ceintures. Dès qu'elle fut libérée d'une main, elle joignit les poignets pour permettre à son sauveur de crocheter l'autre menotte qui céda, elle aussi vétuste. Une fois libérée, la vieille fille souffla puis embrassa son compagnon avant d'essayer de se relever. Mais son interlocuteur n'était pas de cet avis, il déclara :

- Je crois qu'essayer de te lever est inutile, tes pieds sont quasiment morts. Je peux te les enlever, si tu le souhaites et ton destin sera de porter notre amitié comme un début d'une relation amicale entre nos deux peuples. Alors, dès que la porte s'ouvrira, rampe dehors et reprends ta place, Princesse déchue.

Affichant des yeux ronds, la tortue d'âge mûr regarda son ami se glisser hors de ses mains pour retourner dans son trou. Peu après, effectivement, la cellule ouvrit sa porte pour lui permettre de partir. Rampant aussi vite qu'elle le put, elle partit de ces lieux sales vers son nouveau destin.





On raconte que cette princesse, bien qu'handicapée, parvint à reconquérir le trône et prêcha la paix entre les deux peuples qui s'étaient toujours déchirés. La tâche ne fut pas aisée, mais cela est le sujet d'une autre histoire.
Aujourd'hui, tous les vieux Wev'Aillan racontent cette histoire mémorable à leurs petits enfants pour que jamais ils n'oublient que leur princesse avait été sauvée par une personne qu'ils considéraient comme ennemie, et que les vrais amitiés se créent souvent dans des situation désastreuses, entre autres.  

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Skatra


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MessagePosté le: Mar 21 Jan - 15:07 (2014)    Sujet du message: One shot : La légende de la princesse en prison Répondre en citant

C'est un petit conte sympa, mais tu devrais accentuer ce côté là. Le côté de conte, je veux dire.

En soi, j'aime bien l'histoire, simple et élégante, mais il y a quelques maladresses qui gâchent un peu la lecture. Si tu veux, je peux te citer par mp les fautes de français que j'ai vu.

Mais bon, à part pour ces quelques points noir, c'est plutôt bien :D
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MessagePosté le: Mer 22 Jan - 18:48 (2014)    Sujet du message: One shot : La légende de la princesse en prison Répondre en citant

Histoire très intéressante à lire, j'aime bien. Après, c'est vrai que ça fait plus "réaliste" que conte. Mais c'est selon ce que tu veux en faire.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:32 (2017)    Sujet du message: One shot : La légende de la princesse en prison

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